Du tee-shirt au Sweat-shirt un vêtement à fleur de peau…

Des champs de l’Idaho aux fermes de l’Arkansas

Le tee-shirt est à la base un sous-vêtement, un tricot de peau… Fonctionnel et confortable, Il est vers 1913 porté par la marine américaine. L’armée opte pour une pièce à manches courtes, à col rond, tricoté en coton blanc. Au début du siècle, il est porté sous un pull. Il est donc toujours un sous-vêtement.

Le singlet

Le grand-père du Tee-shirt est un un maillot sans manche, le singlet, ou un simple vêtement d’une seule pièce, sorte de combinaison et barboteuse appelé « union suit ». Jusque dans les années quarante, les deux basiques persistes. Les entreprises Hanes, Sears Roebuck, et Fruit of the Loom décident de produire et commercialiser le T-shirt vers 1937. Dans le catalogue de VPC Consumer’s Union Report apparaissent alors deux nouvelles catégories « cotton undershirts » et « union suit ». Les sous-vêtements « ski-vvies » et « jimshirts » habillent alors les messieurs.

In the navy

L’infanterie de marine incorpore dans le dressing de ces hommes le T-shirt classique. Le blanc étant une cible facile, les T-shirts blancs « type marine » sont teints sur le terrain avec du marc de café, pour passer en couleur verte à la sortie de l’usine. Au retour de la guerre, le T-shirt fait le voyage dans les baluchons et rentre dans les penderies avec eux.

Sexy comme Brandon

On l’apprécie pour son côté fonctionnel et il n’est pas encore une pièce à la mode que par mode. Thomas E. Dewey, gouverneur de New York, a l’idée de genie d’utiliser pour sa campagne présidentielle de 1948, des T-Shirt imprimés avec le slogan « Dew-it-with-Dewey »… Mais c’est par le bias du cinéma et Marlon Brando que le vêtement devient mode et sexy. En 1951, il porte un T-shirt moullant dans le film de Stan-ley Kowalksi Un tramway nommé désire… James Dean aura La Fureur de Vivre et Elvis Presley sera vêtu d’un T-shirt porté sous une simple veste en cuir.

Il était une fois

Walt Disney et Roy Rogers comprennent le pouvoir du T-Shirt comme une page blanche à ré-écrire ou à dessiner. Ils fabriquent alors des T-Shirts imprimés, pour les vendre comme « souvenir ». Au début des années 1950, l’innovation vient de Ed Roth et Carl Smith qui font rimer impression avec sérigraphie. L’aérographe destiné aux dessins de voiture se transpose sur le coton. L’encre est de la « peinture maison ».

Adolescente des années 50

Les Années Cinquante diffusent un American Way of Life par la culture pour les jeunes. Le T-shirt a les manches qui se rallongent pour devenir le Sweat-Shirt, métamorphose des maillots sportifs des universités et des lycées. Ce sont de véritables blasons pour appartenir à un clan, un groupe, un gang, et faire partie de l’élite... T-shirt et sweat-shirt sont décorés avec des lettres en tissu, avec du « flocage » et au fil brodé…

Innover et inventer

Pour le flocage, les fines fibres de rayonne sont plaquées grace à l’électricité statique sur une couche adhésive imprimée sur le coton. La méthode est lente et sera remplacée en 1959, par la technique du « plastisol. L’encre résistante est extensible.

La temporalité du genre

La décennie Sixties poussent T-Shirt et Sweat-shirt comme supports de protestation. Le « tie-dyed » est Peace and Love… La mode clame un « Non à la guerre au Vietnam »… Mais un « Oui à l’amour libre, aux cheveux longs »… Chaque période inscrit donc à même la fibre son histoire… Soixante dix en vibraitions Disco… Année 80 tout en noir pour être New Wave et dix années plus tard en version électro, new-beat et pixels… Ces cycles ne sont qu’un éternel recommencement.

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